Augmentation mammaire par prothèses mammaires

Indications

L’hypotrophie mammaire

L’hypotrophie mammaire (ou hypoplasie mammaire) correspond à un développement insuffisant de la poitrine d’une femme, par rapport à sa morphologie. Il s’agit d’une anomalie de volume qui se corrige par une augmentation mammaire grâce à la pose de prothèses ou d’implants.

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L’aplasie mammaire

L’aplasie mammaire désigne l’absence totale de sein chez la femme, due à un défaut complet de développement de la glande mammaire. Cette anomalie de volume peut également être une des conséquences de malformations mammaires comme le syndrome de Poland, maladie orpheline dont la malformation esthétique nécessite, chez la femme, une reconstruction du sein notamment par implant mammaire. Selon les cas, une prise en charge par la sécurité sociale peut etre demandée.

La ptose mammaire

La ptose mammaire ou « seins qui tombent » représente un affaissement de la glande mammaire et de la peau. Lorsqu’elle est associée à une hypotrophie, c’est-à-dire lorsque le volume des seins est insuffisant, elle peut être corrigée par la pose de prothèses. Bien qu’elle puisse exister d’emblée (apparition à la puberté), la ptose mammaire apparaît le plus souvent à la suite d’une grossesse suivie d’allaitement ou à la suite d’un amaigrissement.

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Certaines ptoses mammaires modérées avec hypotrophie peuvent être corrigées par la seule mise en place de prothèses sans cicatrice surajoutée.

Augmentation mammaire sans correction de ptose

Augmentation mammaire sans correction de ptose (souhait de la patiente). Simple cicatrice hémiaréolaire inférieure et prothèses rondes de 280cc.

L’asymétrie mammaire

L’asymétrie mammaire est représentée par une différence plus ou moins importante entre le volume et/ou la forme de chaque sein, différence nécessitant la pose d’une ou de 2 prothèses mammaires. Selon les cas, une prise en charge par la sécurité sociale peut etre demandée.

En savoir plus sur l’asymétrie mammaire >

Principe de l’augmentation mammaire

Il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique destinée à augmenter le volume de la poitrine et à corriger le galbe des seins en posant des implants mammaires de façon à avoir une silhouette plus harmonieuse. Les implants, introduits dans la poitrine, sont composés d’une enveloppe en silicone élastique (élastomère de silicone) à surface lisse ou texturée, et d’un produit de remplissage.

Protheses mammaires préremplies en gel en silicone de 330cc, rondes, mises en place par voie hemiaréolaire inférieure (résultat à 3 mois)

Protheses mammaires préremplies en gel en silicone de 330cc, rondes, mises en place par voie hemiaréolaire inférieure (résultat à 3 mois)

Seuls 2 types de produits de remplissage sont utilisés :

  • Le gel de silicone, qui a une consistance proche de la glande mammaire, c’est-à-dire souple et cohésive.

Les plus : Les implants pré-remplis en gel de silicone ont un effet plus naturel au toucher et ont moins de risques de dégonflement ou d’apparitions de plis.

Les moins : Le gel de silicone n’est pas résorbable comme le sérum physiologique en cas de rupture de l’implant.

  • Le sérum physiologique, qui a une concentration similaire à celle du corps humain, à base d’eau et de sel mais dont la consistance est plus liquide.

Les plus : Les implants au sérum physiologique ont la particularité d’être gonflés une fois introduits dans la poitrine. Le volume est donc facilement adaptable à l’harmonie du corps durant l’intervention.

Les moins : Les implants au sérum physiologique ont une consistance moins naturelle que les implants pré-remplis en gel de silicone et ont un risque plus important de se dégonfler au fil des années.

Implant mammaire gonflable au sérum & implant mammaire pré-rempli en gel de silicone

Implant mammaire gonflable au sérum & implant mammaire pré-rempli en gel de silicone

Il existe deux formes de prothèses mammaires :

  • Les prothèses rondes

Les plus : Elles apportent beaucoup de volume sur le haut du sein et rendent ainsi au décolleté un effet pigeonnant.

Les moins : Elles peuvent être plus visibles au niveau du décolleté, notamment lorsque le volume des seins au départ est faible.

  • Les prothèses anatomiques, dites en «goutte d’eau»

Les plus : elles apportent un effet plus naturel grâce à leurs formes en poire et leur consistance qui ne peut être qu’en gel de silicone.

Les moins : elles ont par rapport aux prothèses rondes un risque de rotation (pouvant alors modifier la qualité du galbe).

Qu’elles soient remplies de gel de silicone ou de sérum physiologique, les prothèses mammaires peuvent être conservées de très longues années. À moins d’une complication amenant le chirurgien à remplacer ou retirer les prothèses, ces dernières n’ont pas de limitation de durée de vie.

Avant l’intervention

Avant l’intervention, des consultations médicales sont nécessaires pour établir au mieux vos besoins et connaître les recommandations de votre chirurgien plastique. Lors de ces consultations, un bilan préopératoire accompagné d’examens médicaux est pratiqué et la zone à traiter est analysée. La prescription d’une mammographie est systématique pour les patientes de plus de 35 ans. Un rendez-vous avec l’anesthésiste de la clinique dans laquelle vous serez opéré vous permettra de vous informer sur l’anesthésie qui vous sera la plus appropriée.

L’intervention

L’intervention ne dure pas plus d’une heure (une hospitalisation d’une journée est suffisante) et se déroule sous anesthésie générale. Vous êtes donc complètement endormie pendant toute la durée de l’intervention.

Les incisions créées lors de l’intervention pour introduire les implants mammaires laisseront de très infimes cicatrices. Très courtes, elles peuvent être situées à différents emplacements :

  • La voie hémi-aréolaire inférieure : C’est la voie la plus utilisée. Les prothèses mammaires sont mises en place par une petite cicatrice située au pourtour inférieur de l’aréole, à la jonction peau pigmentée/peau blanche. Cette voie permet une très bonne maîtrise dans la réalisation de la loge et confère ainsi une grande précision. La cicatrice est située directement au pourtour de l’aréole et on pourrait donc croire qu’elle ne soit pas suffisamment dissimulée. Pourtant, Elle devient quasi-invisible après plusieurs mois, bénéficiant de la “cicatrice physiologique” que nous avons tous entre la peau pigmentée de l’aréole et la peau blanche du sein.
  • La voie trans-aréolaire sous-mamelonnaire : Les cicatrices sont sous les mamelons. Cette voie est surtout utilisée pour la pose de prothèses gonflables au sérum physiologique. Elles sont introduites comme un petit cigare sous le mamelon et sont ensuite gonflées avec du sérum physiologique.
  • La voie axillaire : Les implants sont mis en place à partir de petites incisions situées dans le creux de l’aisselle.
  • La voie sous-mammaire : Les cicatrices sont situées dans le pli sous-mammaire. Cette voie n’est que rarement utilisée car les cicatrices sont plus visibles.
Augmentation mammaire par prothèses (cicatrice hémiaréolaire inférieure, résultat au 12ème jour)

Augmentation mammaire par prothèses (cicatrice hémiaréolaire inférieure, résultat au 12ème jour)

Les implants peuvent être positionnés de deux façons différentes par rapport au muscle pectoral :

  • En position rétro-glandulaire : les implants sont placés devant les muscles pectoraux et en arrière de la glande mammaire.

Les plus : Le positionnement des implants est un peu plus rapide et les douleurs sont minimisées. Cette technique est recommandée dans le cas d’une ptose mammaire modérée où il faut habiter avec la prothèse la partie inférieure du sein qui chute.

Les moins : Les implants sont plus palpables notamment si le volume mis en place est important.

  • En position rétro-pectorale : les implants sont placés derrière la glande mammaire et les muscles pectoraux.

Les plus : L’effet est naturel, même au toucher. Recommandée dans le cas d’aplasie ou d’hypotrophie mammaire.

Les moins : A part les douleurs un peu plus importantes les premiers jours nécessitant la prise d’antalgiques, il n’y a pas d’inconvénient. La pose de prothèses mammaires dans cette position n’entraîne aucun déficit musculaire.

Les gestes associés à la pose de prothèses mammaires

Lorsqu’il existe une ptose mammaire, il est nécessaire de réaliser en même temps que la pose des implants, une correction de la ptose en diminuant l’enveloppe cutanée, ce qui oblige la réalisation de cicatrices supplémentaires (cicatrice péri-aréolaire, cicatrice verticale).

Après l’intervention

A la sortie du bloc, des antalgiques vous seront prescrits pour calmer les douleurs. Vous porterez un pansement modelant, en forme de soutien-gorge, pour maintenir votre nouvelle poitrine. Les œdèmes ou bleus qui seront apparus disparaîtront au bout de quelques semaines, de même que les cicatrices, déjà très discrètes.

Précautions à prendre après l’intervention

  • Un arrêt de travail d’une semaine est conseillé selon votre activité professionnelle
  • Le mois suivant l’intervention, il est nécessaire d’éviter tout effort musculaire important comme porter des objets lourds, pratiquer une activité sportive…
  • L’arrêt du tabac est fortement préconisé pour éviter des complications liées à la cicatrisation.

Risques et complications

Malgré la rareté des complications, il faut toutefois prendre en compte les risques encourus les plus fréquents d’une augmentation mammaire par prothèses mammaires:

  • Apparition d’hématomes importants
  • Risque d’infection après l’intervention pouvant nécessiter le retrait de l’implant
  • Mauvaise évolution des cicatrices
  • Apparition de « coques » sur un ou les deux seins (seins plus durs à la palpation) pouvant nécessiter une correction de la coque voire un changement de la ou des prothèses
  • Dégonflement de l’implant nécessitant son changement. Complication rare, survenant plus volontiers avec les prothèses gonflables au sérum physiologique et les anciennes prothèses pré-remplies en gel de silicone dont le gel n’était pas cohésif (prothèses implantées avant 1994)
  • Formation de plis ou de « vagues » sur les seins, survenant si le volume mammaire initiale est faible, si les prothèses mammaires sont des prothèses gonflables au sérum physiologique, de grand volume et en situation rétro-glandulaire

Toutes ces complications peuvent être corrigées. Elles peuvent, dans certains cas, nécessiter une nouvelle intervention.

Résultats de l’intervention

  • 1 mois après l’intervention, les seins dégonflent légèrement et s’assouplissent.
  • 3 mois après, la peau des seins se relâche encore et les implants prennent leur place définitive.
  • 6 mois à un an après l’intervention, le résultat devient enfin définitif. Les seins sont souples et naturels.

Toutes les activités peuvent être reprises normalement 6 semaines après l’intervention. Malgré les idées reçues, une pose de prothèses mammaires n’empêche en rien les grossesses, l’allaitement ou encore de prendre l’avion. Il est important de continuer à surveiller l’évolution de l’intervention, notamment en faisant des mammographies régulières.

Augmentation mammaire à 3 semaines

Augmentation mammaire à 3 semaines

Tarifs

Le tarif de l’augmentation mammaire par prothèses est calculé en consultation en fonction du type d’intervention et de la durée du geste mais également selon les diverses prestations proposées par la clinique. En général, la Sécurité sociale ne rembourse pas l’intervention sauf en cas de malformation mammaire importante comme les seins tubéreux (seins de forme anatomique très particulière associé à une hypoplasie), l’aplasie mammaire (absence totale de glande mammaire) ou certains cas d’hypotrophie mammaire majeure (développement très insuffisant de la poitrine).

En savoir plus sur le prix d’une augmentation mammaire >

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