Gynécomastie

Indications

La « gynécomastie idiopathique »

La gynécomastie est une hypertrophie des seins chez l’homme. Elle est « idiopathique » ou « physiologique » lorsqu’elle est constitutionnelle, c’est-à-dire lorsqu’aucune cause n’est trouvée. C’est le cas le plus souvent rencontré. Elle naît à la puberté, comme conséquence des variations hormonales vers 13 ans, et disparait à l’arrivée des hormones masculines. Elle peut également apparaitre à l’andropause, autour de la cinquantaine.

Gynécomastie bilatérale idiopathique chez un patient de 59 ans

Gynécomastie bilatérale idiopathique chez un patient de 59 ans

Les causes iatrogènes ou médicamenteuses

Certains médicaments peuvent provoquer une gynécomastie. Parmi eux, on recense les œstrogènes, les neuroleptiques, certains diurétiques (Aldactone®), anti-ulcéreux (Tagamet®), antidépresseurs, mais aussi les digitaliques, les antimitotiques, les corticostéroïdes ou encore les anti-androgènes.

Les causes pathologiques ou médicales

La gynécomastie est susceptible d’être développée à la de suite de problèmes médicaux comme certaines tumeurs (testicule, hypophyse…), des insuffisances rénales, maladies du foie ou de la thyroïde. Un bilan préopératoire par un endocrinologue (examen clinique, échographie et prise de sang) permettra d’écarter ces doutes. L’obésité peut également être un des facteurs de la gynécomastie.

Gynécomastie unilatérale droite

Gynécomastie unilatérale droite

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Principe de correction

Le traitement chirurgical a pour but de corriger l’aspect inesthétique souvent mal toléré par les patients.

L’intervention de la gynécomastie consiste donc à réduire le volume de la poitrine masculine en retirant, selon les cas, l’excès de graisse par une liposuccion ou une lipoaspiration, et l’excès de glande mammaire par une incision à la périphérie de l’aréole (retrait du noyau glandulaire par voie hémi-aréolaire inférieure).

Avant l’intervention

Avant l’intervention, des consultations médicales sont nécessaires pour établir vos besoins et connaître les recommandations de votre chirurgien plasticien, souvent accompagné d’un médecin endocrinologue.

Lors de ces consultations, un bilan préopératoire accompagné d’examens médicaux est pratiqué pour analyser votre situation médicale et la zone à traiter.

Un autre rendez-vous avec l’anesthésiste de la clinique dans laquelle vous serez opéré vous permettra d’évaluer les divers types d’anesthésies possibles dans le cadre d’une gynécomastie, et celle qui vous est la plus appropriée.

L’intervention

L’intervention dure entre 1h et 1h30 et se réalise sous anesthésie générale. Une hospitalisation d’une journée (hospitalisation ambulatoire) est donc suffisante.

L’opération consiste à pratiquer une incision courte, discrète et semi-circulaire, située autour de la moitié inférieure de chaque aréole. La glande en excès est alors retirée tout en laissant une couche de 8 à 10 mm pour conserver une bonne vitalité vasculo-mamelonnaire.

Dans le cas d’un excès de peau trop important, les incisions peuvent être horizontales et plus ou moins longues.

En cas de gynécomastie due à un excès graisseux, une liposuccion, qui aspire la graisse via de fines canules en mousse, est également pratiquée.

À la fin de l’intervention, les incisions sont suturées et un drain peut être placé afin que le sang ou les sécrétions qui peuvent se collecter soient éliminés.

Après l’intervention

À la sortie du bloc opératoire, des antalgiques vous seront prescrits pour calmer les éventuelles douleurs et vous porterez un pansement compressif pour maintenir une pression uniforme au niveau du thorax.

Les oedèmes ou bleus qui seront apparus sur la zone traitée disparaîtront quelques semaines après la fin de l’intervention de la gynécomastie, de même que les cicatrices, déjà très discrètes.

Précautions à prendre après une gynécomastie :

  • un arrêt de travail d’une semaine est conseillé selon votre activité professionnelle ;
  • le mois suivant l’intervention, il est important d’éviter tout effort musculaire important comme de porter des objets lourds, de pratiquer une activité sportive ou même de conduire (auto, moto, vélo).
  • l’arrêt du tabac est fortement préconisé pour éviter des complications liées à la cicatrisation.

Risques et complications

  • Apparition d’hématomes importants ;
  • Risque d’infection au cours ou après l’intervention ;
  • Mauvaise évolution des cicatrices ;
  • Sensibilité des mamelons altérée ;
  • Altération de l’aspect de l’aréole.

Toutes ces complications liées à l’intervention de la gynécomastie peuvent être corrigées en procédant à une nouvelle intervention.

Résultats

Le résultat de l’intervention est immédiat. Cependant, le résultat définitif est généralement appréciable après 2 à 3 mois, délai nécessaire pour la diminution de l’œdème.

Tarifs d’une correction de gynécomastie

Le tarif est calculé en consultation en fonction du type d’intervention et de la durée du geste mais également selon les diverses prestations proposées par la clinique.

L’intervention de la correction de la gynécomastie a la particularité de pouvoir être prise en charge par la Sécurité sociale lorsqu’elle est avérée. Le code de nomenclature de la Sécurité sociale pour la correction d’une gynécomastie est QEFA 011 pour une correction unilatérale et QEFA 002 pour une correction bilatérale.

Ainsi, les frais hospitaliers sont remboursés et votre mutuelle, selon votre contrat, peut prendre en charge le reste des honoraires.

En savoir plus sur le prix d’une correction de gynécomastie >

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