La chirurgie esthétique (ou plastique) permet de modeler, réparer ou embellir le corps du patient. Grâce à discipline chirurgicale à part entière, on sait aujourd’hui intervenir sur le corps d’un patient soit de façon provisoire (liftings, liposuccions, traitement antirides par le Botox®) soit définitive (rhinoplastie, changement de sexe, chirurgie des seins, etc.).
En 1989, la chirurgie esthétique est officiellement devenue une discipline chirurgicale qui ne peut être pratiquée que suite à une formation particulière. La pratique de cette spécialité nécessite une qualification, délivrée par le Conseil national de l’Ordre des médecins. Le médecin désirant obtenir cette qualification doit suivre une formation et un enseignement particuliers, passer différents examens et obtenir les diplômes correspondants. La qualification de chirurgie plastique reconstructrice comprend officiellement un module “chirurgie esthétique”. La chirurgie plastique est désormais appelée “chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique”.
Toute personne susceptible d’être opérée vérifiera la qualification du chirurgien esthétique. Il existe en effet, un développement important et anarchique de publicités pour des techniques de chirurgie esthétique.
Au niveau du système de santé, la chirurgie esthétique a vu la réglementation de sa pratique évoluer depuis la loi du 4 mars 2002. C’est une loi importante qui a permis de renforcer les obligations des chirurgiens. Elle réglemente également le fonctionnement des cliniques de chirurgie esthétique. Elle a rendu obligatoire la présentation d’un devis, ce qui favorise le consentement éclairé de la personne concernée. Les chirurgiens ont interdiction de faire de la publicité. Chaque acte chirurgical doit être accompagné d’informations aussi complètes que possible.
En chirurgie plastique reconstructrice, on répare et on reconstruit les personnes accidentées ou malades. Dans le cas de la chirurgie esthétique pure, les conditions sont très différente puisque les patients reçus en consultation souhaite agir sur des zones saines, donc ni malades ni abîmées, de leur corps.
En général, ces personnes ont du mal à vivre avec une zone bien particulière de leur corps. C’est pourquoi, elles souhaitent, de façon très personnelle, faire modifier leur anatomie. Il ne faut pas, bien entendu, négliger l’importance de la pression de la société contemporaine. Certaines personnes veulent en effet devenir plus conformes aux canons de beauté (mode, médias, publicité) et sont prêts pour cela à modifier une partie de leur corps. C’est la recherche, via la chirurgie esthétique, de l’harmonie entre le corps du patient et l’image de lui-même qu’il souhaite présenter.
Sans justification médicale, l’Assurance maladie ne couvre pas les interventions de chirurgie esthétique.
Un chirurgien compétent prendra le temps de dialoguer avec son patient. Il est essentiel, en chirurgie esthétique, de comprendre au mieux la volonté intime du patient, de savoir s’il désire réellement faire coïncider ses désirs avec l’image qu’il peut avoir de son futur corps. Toute opération impliquant une transformation demande une extrême prudence.
Les questions ci-dessous devront impérativement être posées :
Répondre à ces questions permet de fournir au patient des informations complètes. Il peut ainsi mener sa réflexion concernant la stratégie, les résultats attendus et les risques auxquels il s’expose. Il pourra alors décider, en toute connaissance de cause, d’accepter ou de refuser l’opération.
Voici quelques interventions possibles : oreilles, nez, paupières (blépharoplastie), seins, liftings, abdomen, surcharges graisseuses localisées.
Une intervention de chirurgie esthétique, comme pour tout acte chirurgical, présente parfois des risques. Selon la loi, le chirurgien doit informer la personne concernée de tous ces risques. Voici les différents types de risques thérapeutiques :
Parfois, certains patients ressentent de la déception en voyant le résultat, qui leur semble trop visible, peu naturel, manque d’esthétique, etc. Un résultat décevant a très souvent pour origine une erreur de stratégie ou d’indication, voire une combinaison.
Lors d’un acte de chirurgie, il existe toujours un risque spécifique concernant la personnalité et la motivation du patient. Si, lors du dialogue avec son patient, le chirurgien détecte une différence entre ce que souhaite vraiment la personne et la réalité d’une réparation d’un défaut visible (défaut provocant une souffrance) ou d’une dysharmonie corporelle. On observe ces situations avec des adolescents, à la personnalité non totalement constituée, ou avec certains enfants non demandeurs, mais emmenés par leurs parents en consultation. Enfin, certains patients sont également concernés lorsqu’ils croient qu’une simple opération de chirurgie esthétique entrainera un changement en profondeur de leur vie.
Le chirurgien profite de la consultation pour guider le patient et l’aider à choisir de d’effectuer ou pas cette intervention (consentement éclairé).
Lorsqu’elle est pratiquée correctement, la chirurgie esthétique reste utile. Elle accompagne les patients quand ils recherchent un équilibre physique et psychologique. Elle soit être utilisée de façon talentueuse et à bon escient par des chirurgiens spécialisés.