Chéloïde

Une chéloïde est une boursouflure dure, ramifiée et fibreuse mais qui n’est pas en général douloureuse. Elle apparaît sur la peau, au niveau d’une cicatrice. Sa principale caractéristique est une forte sensibilité aux frottements et elle est parfois prurigineuse.

Son apparition a souvent pour origine une plaie (suite à un traumatisme) ou une intervention chirurgicale. D’autres circonstances favorisent l’existence d’une chéloïde :

  • certaines dermatoses (acné par exemple)
  • les folliculites
  • une scarification (lors d’une simple vaccination)
  • le zona
  • la cicatrisation de brûlures

Les chéloïdes ne concernent pas tout le monde, seules certaines personnes en développent. On dit que celles-ci ont un “terrain chéloïdien”. C’est souvent le cas par exemple chez les patients à la peau de couleur noire.

Le risque cicatriciel, en chirurgie esthétique, doit absolument être pris en compte dans le cadre d’une opération. Sachant, que pour une même intervention, ce risque est variable en fonction de la personne opérée. Par exemple, certains ont une production de tissus en quantité juste nécessaire et suffisante pour fabriquer une soudure fine et souple. Pour d’autres, en revanche, le tissu cicatriciel sera produit en excès. Ceci a pour conséquences un épaississement et un gonflement de la cicatrice. Elle prend du relief, on parle alors de cicatrice hypertrophique. Celle-ci continue son évolution durant 18 mois et devient particulièrement large. Après ces 18 mois, si la cicatrice évolue toujours, il y a formation d’une chéloïde.

A partir de la cicatrice, on observe tout d’abord la formation d’une saillie. Cette saillie va progresser sur toute la longueur de la cicatrice et devient très marquée. Elle déborde alors de la cicatrice elle-même en irradiant de manière régulière ou selon des formes en “pinces d’écrevisses”. Les bordures sont nettes chez une chéloïde. Elle possède une surface lisse et une couleur qui évolue depuis le rouge (quand elle apparait) jusqu’au blanc ou au rosé. Si le volume d’une chéloïde augmente parfois sans s’arrêter, sa surface se stabilise au bout d’un certain temps. Si sa régression n’est pas impossible, elle reste toujours partielle. Une chéloïde ne disparaît jamais complètement.

Enfin, il n’est pas rare d’observer une récidive. Le traitement chirurgical de la chéloïde par ablation n’est donc pas une solution. C’est pourquoi, les chirurgiens préfèrent utiliser, de façon préventive des corticoïdes (KENACORT) sous forme d’injections. Cette technique est réalisée pour tout patient sensible à l’apparition de chéloïdes au moment de la cicatrisation, avant une intervention chirurgicale.

La cryothérapie, autre traitement des chéloïdes, est à la fois douloureuse et longue. On observe les mêmes conséquences lorsqu’on effectue des injections de corticoïdes dans la chéloïde.

Pour une personne dont on sait qu’elle est  “à risques”, on prend toutes les précautions indispensables pour prévenir toute mauvaise cicatrisation. Ainsi, le chirurgien esthétique décidera d’éviter certaines parties du corps, de réduire et/ou dissimuler les incisions. Enfin, il utilisera les systèmes de suture les plus fins possible.

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