Greffe cutanée

Lors d’une greffe, le chirurgien plastique procède au transfert d’un fragment d’organe ou de tissu depuis une zone de l’organisme jusqu’à une autre. Ainsi, lorsqu’on enlève une tumeur, l’extraction est suivie d’une greffe de peau qui va favoriser une bonne réparation secondaire de la zone concernée.

Le greffon est tout d’abord séparé du site donneur, puis fixé par le chirurgien au niveau du site receveur. La revascularisation se fait alors spontanément. En cas d’utilisation de lambeaux, on obtient un résultat différent. En effet, les lambeaux conservent leur propre vascularisation. Pour réussir une greffe cutanée, il faut absolument que la revascularisation se passe correctement au niveau des tissus receveurs. Cela explique pourquoi, une greffe cutanée est inenvisageable si le tissu receveur n’est pas assez vascularisé.

Il existe 2 grandes familles chez les greffes cutanées :

  • La greffe cutanée de peau mince (ou demi-épaisse) : grâce à un rasoir, le chirurgien prélève un fragment très souvent sur les fesses ou les cuisses, ou alors sur l’abdomen, le dos, le thorax, le cuir chevelu. La cicatrisation consécutive est spontanée dans la zone prélevée car  le derme n’est pas lésé par le prélèvement. La greffe cutanée de peau demi-épaisse est effectuée en filets ou en bandes continues.
  • La greffe cutanée de peau totale : il s’agit d’un prélèvement de peau dans toute son épaisseur. Il faut donc suturer la zone de prélèvement. Cette greffe possède de meilleures qualités qu’une greffe cutanée de peau mince simple. On va donc l’utiliser de façon prioritaire pour les mains et la face. Concernant le visage, les zones de prélèvement situées aussi près que possible de la zone receveuse sont privilégiées, pour préserver la couleur de la peau. D’autres zones peuvent être utilisées : face interne du bras et régions inguinales et sus-pubiennes.

Pour effectuer une greffe cutanée, il faudra assurer une bonne revascularisation au niveau des zones profondes. La stabilisation du positionnement du greffon au niveau de la zone receveuse est donc essentielle. Pour ce type d’opération, le chirurgien utilise en général un “bourdonnet”. C’est un pansement gras cousu sur la peau et appliqué pendant environ 1 à 7 jours. Pour les membres, une attelle plâtrée sera utilisée pendant 7 à 10 jours.

Même si la greffe cutanée mince prend facilement, elle est malheureusement peu esthétique et risque de se rétracter. Insensible durant plusieurs mois, la greffe cutanée retrouve ensuite une innervation de mauvaise qualité, uniquement périphérique de surcroît.

Les cicatrices suite à une greffe cutanée sont définitives, inévitables et indélébiles. Au bout d’un délai d’un an (temps de cicatrisation et récupération de la souplesse des tissus), le patient appréciera parfaitement le résultat. Cependant, il faut savoir que ce dernier reste imprévisible et nécessite parfois des traitements appropriés complémentaires.

Enfin, la technique de la greffe cutanée comporte une anesthésie et un geste chirurgical, et implique donc certains risques, même dans les meilleures conditions possibles de réalisation. Sans surévaluation des risques, même avec un chirurgien plasticien compétent, les aléas ne peuvent être supprimés. Il est recommandé de s’adresser à un chirurgien plasticien qualifié. Vous éviterez ou pourrez faire traiter efficacement les complications : nécrose partielle ou totale par exemple, toujours possible avec une greffe cutanée.

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