Gynécomastie

La gynécomastie correspond au phénomène de développement excessif des seins chez l’homme (ou le jeune garçon). Pas ou peu douloureuse, cette pathologie peut provoquer une sensibilité de la poitrine, accompagnée parfois d’un impact psychologique négatif chez les hommes concernés. Dans cette pathologie, les seins ne sont pas forcément symétriques, car ils ne sont pas obligatoirement atteints tous les deux.

Il trouve deux types de gynécomasties :

  • la “véritable” avec développement excessif de la glande mammaire
  • la “fausse” où la graisse est trop abondante (c’est l’adipomastie)
  • ou l’association des 2 pathologies (rencontrée relativement souvent)

Cette gynécomastie peut apparaitre chez les nourrissons ou au moment de la puberté. Si elle est liée à l’âge de l’enfant, elle disparaît naturellement 2 ans plus tard. La gynécomastie existe aussi chez l’homme adulte, notamment chez les personnes âgées de plus de 70 ans.

Il n’y a pas toujours de cause détectable à la gynécomastie, qui est dite normale ou “idiopathique”. Un bilan complet est cependant indiqué et essentiel pour détecter un problème quelconque : interrogatoire par un endocrinologue, prise de sang, échographie et/ou mammographie. Voici les causes pathologiques possibles :

  • le syndrome de Klinefelter
  • des maladies de la thyroïde et du rein
  • tumeurs du poumon, du testicule, de la surrénale, de l’hypophyse
  • des insuffisances testiculaires
  • une cirrhose du foie
  • ou médicamenteuse : cimétidine, spironolactone, oestrogènes, etc.

Parfois, pour un adolescent ou un jeune adulte, une gynécomastie (unilatérale en général)  sera un signe important de cancer du sein ou du testicule.

On pratiquera donc la recherche systématique d’une cause possible de la gynécomastie. Si on en détecte une, il faudra alors la traiter. Une prescription hormonale peut permettre de traiter et déclencher une diminution de la gynécomastie.

En absence de cause hormonale détectée, ou d’échec du traitement médical, le médecin décidera alors peut-être d’intervenir pour traiter une gynécomastie chirurgicalement. Cette opération chirurgicale est souvent effectuée dans le cas de formes gênantes, hypersensibles et volumineuses ou si des troubles psychologiques importants accompagnent la gynécomastie. Quand le sujet souffre d’une “fausse” gynécomastie (et uniquement dans ce cas), le chirurgien pratique une lipoaspiration afin d’ôter la graisse en excès des seins. La glande mammaire est dure dans le cas de “vraie” gynécomastie. Il faut donc extraire la glande grâce à une intervention de chirurgie. La taille du sein ainsi que l’élasticité de la peau déterminent le type d’opération. Un résultat stable ne sera obtenu que 6 à 12 mois plus tard.

Selon chaque patient, il y a variation de l’importance et de la durée des suites opératoires d’une gynécomastie. Un hématome et un épanchement de liquide peuvent fréquemment apparaître. On procède à la réduction d’une gynécomastie par une intervention chirurgicale comportant certains risques (comme chaque acte médical, que ce soit une anesthésie ou un geste chirurgical). Même effectuée dans de très bonnes conditions (c’est-à-dire avec un chirurgien plasticien compétent) et sans la surévaluer, la part de risque reste présente. C’est pourquoi, on recommande d’avoir recours à un chirurgien plasticien qualifié. Cela permet de limiter les risques de complications et, le cas échéant, de pouvoir les traiter efficacement.

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