Hypotrophie mammaire

L’hypotrophie mammaire concerne des seins à volume trop faible et apportant une gêne psychologique à la patiente. Cette dernière pourra se voir proposer une augmentation mammaire grâce à la pose de prothèses. Lorsque l’hypotrophie est extrême, on parle d’aplasie complète avec absence de glande mammaire ou absence de seins. La pose de prothèses mammaires est l’unique manière de traiter une aplasie ou une poitrine peu volumineuse.

Chez les très jeunes filles, le volet psychologique est très important : le sein possède en effet une valeur symbolique très forte (vécu par rapport à la figure maternelle, troubles de la construction de l’identité et du moi).

C’est pourquoi le chirurgien sera particulièrement attentif à ces patientes et écoutera attentivement leurs motivations.

Les patientes plus âgées ont souvent une motivation évidente. Sauf complications, il est exceptionnel qu’une patiente opérée demande l’ablation de ses prothèses, si le contrat avec le chirurgien a été respecté. Leur satisfaction est souvent grande et ces femmes acceptent très vite leur nouvelle silhouette (schéma corporel).

La prothèse mammaire est une enveloppe composée d’élastomère de silicone et contenant du gel de silicone ou du sérum physiologique.

Un résultat optimal sera obtenu grâce au gel de silicone, tant au niveau de la palpation du sein qu’au niveau visuel. C’est pourquoi, aujourd’hui, on utilise cette substance pour la très grande majorité des prothèses posées. Actuellement, de nombreuses études ont démontré l’innocuité du gel de silicone après introduction dans l’organisme humain, la silice faisant partie de ses nombreux constituants d’origine organique. Enfin, des prothèses “nouvelle génération” sont apparues, avec une enveloppe plus épaisse et donc plus résistante. Le gel ne peut absolument pas en sortir par perspiration.

L’enveloppe de ce type de prothèse peut être étirée jusqu’à 9,5 fois sa longueur initiale (de façon expérimentale), avant qu’elle ne rompe. Elle est donc particulièrement résistante aux traumatismes. Lorsqu’une prothèse est coupée expérimentalement en deux parties, le gel, très cohésif, reste en place : il ne se répand pas le long de l’incision. Ce n’était pas le cas des prothèses “ancienne génération” pour lesquelles, après rupture, le gel se répandait dans les zones environnantes et les muscles. Il était en effet très liquide.

Une gamme large de prothèses est aujourd’hui disponible tant en termes de volumes, de formes que de projections. Elles peuvent être rondes ou anatomiques, c’est-à-dire en forme de sein. Chaque femme pourra ainsi choisir la prothèse qui lui convient le mieux tant morphologiquement que psychologiquement.

Les prothèses actuelles disponibles ont des volumes et des formes variées. Ainsi, on pourra obtenir bien sûr une augmentation du volume de la poitrine, mais également modifier la forme du sein. Ces deux points sont essentiels pour réussir cette intervention et ainsi satisfaire les patientes. Les questions suivantes seront posées par le chirurgien :

  • Que souhaite réellement la personne ?
  • Ce souhait est-il raisonnable et peut-il être réalisé ?
  • Est-il adapté à la forme de son thorax et à sa poitrine actuelle ?

Un temps de réflexion sur ces questions doit impérativement être mis en place. On ne devrait jamais entendre de la part d’un chirurgien plastique : “J’ai ce qu’il vous faut”, simplement en posant, dans le soutien-gorge de la patiente, sous son pull, une prothèse mammaire d’essai externe ! Un bon chirurgien ira bien sûr plus loin et étudiera toutes les possibilités et techniques qui pourraient améliorer l’esthétique de la poitrine. Ce résultat devra être aussi naturel que possible et, bien entendu, parfaitement adapté au souhait et à la morphologie de chaque patiente.

Avant toute opération, on prend les premières photos des seins au cours de la seconde consultation pré-opératoire. Les photos définitives sont prises sur la patiente en position debout, lorsqu’elle arrive au bloc opératoire.

Toujours réalisée sous anesthésie générale, cette opération dure entre 1h30 et 2h. La patiente est en position demi assise, pendant l’opération, et ses bras placés le long du corps. On apporte une protection particulière aux points de compression et d’appui (poignets, mains, talons, coudes, mollets).

VN:F [1.9.22_1171]
Notez la qualité de cette page :
Rating: 0.0/5 (0 votes cast)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>