Mammoplastie

La mammoplastie (ou plastie mammaire) permet la reconstruction ou le remodelage du sein par intervention chirurgicale. Structure de forme conique, le sein abrite la glande mammaire entourée de graisse et recouverte de peau. La structure se finit sur la plaque aréolo-mamelonnaire, contractile, pigmentée et élastique. Le volume du cône est déterminé à la fois par la taille de la glande mammaire et par la quantité de graisse. Enfin, la forme du sein varie selon le positionnement de ce volume ainsi que son rapport avec la peau.

Retrouver de beaux seins, au galbe harmonieux, est le principal but d’une mammoplastie. Il s’agit donc de faire diminuer, puis de repositionner le volume. Le chirurgien doit “adapter” la peau et réaliser des cicatrices aussi discrètes que possibles.

La correction apportée est bien entendu adaptée en fonction de la silhouette et de la morphologie de la patiente, mais également de ses désirs. On essayera de reconstituer deux seins symétriques, aussi harmonieux et d’aspect aussi naturel que possible.

En chirurgie plastique esthétique, on trouve plusieurs interventions de mammoplastie possibles :

  • L’hypotrophie mammaire (également appelée hypoplasie mammaire) est le terme scientifique pour une poitrine de trop faible volume, par rapport à la morphologie de la patiente. Elle peut être congénitale ou apparaitre plus tard au cours de la vie (lors d’un amaigrissement ou d’une grossesse, par exemple). L’hypotrophie est souvent associée à une ptose (seins qui tombent). On apporte une correction par mammoplastie en plaçant des implants (ou prothèses mammaires) derrière la glande mammaire.
  • La chirurgie de la ptose mammaire est plus simplement nommée mammoplastie. On parle de ptose mammaire dans le cas où le sein est en position trop basse, avec sa partie supérieure qui semble “déshabitée”, presque vidée. La glande mammaire s’est affaissée et la peau n’est plus correctement tendue. La ptose mammaire existe dès la naissance ou apparait suite à un amaigrissement important ou une grossesse. Une ptose isolée est dite pure. Cependant, on la retrouve généralement combinée à une hypertrophie mammaire.
  • La chirurgie de l’hypertrophie mammaire correspond à une correction des seins trop importants, dont la plaque aréolo-mamelonnaire est abaissée (regardant vers le bas) et avec un cône mammaire trop volumineux. Une ptose mammaire (ou affaissement des seins) est souvent combinée à une poitrine trop volumineuse. Enfin, en cas d’hypertrophie mammaire, il n’est pas rare de rencontrer un problème d’asymétrie préexistante.
  • La mastectomie, ou encore mammectomie correspond à l’ablation d’un fuseau de peau, de la glande mammaire et de l’aréole. Elle est parfois indispensable pour traiter certains cancers du sein. La reconstruction du sein (après une mastectomie) demande une intervention de mammoplastie en chirurgie plastique réparatrice. Le chirurgien plasticien qualifié effectue une restauration du volume et de la forme du sein. Ensuite, il reconstruit l’aréole et le mamelon, et effectue la symétrisation du sein opposé (si besoin). La Sécurité sociale prend en charge cette reconstruction mammaire.

Trois catégories de plastie mammaire pour la reconstruction du sein existent :

  • La plus simple technique de reconstruction mammaire est la reconstruction du sein à l’aide d’un implant (prothèse). Cette dernière est posée sous le muscle pectoral. Il faut cependant que la peau et le muscle sous-jacent soient de bonne qualité pour permettre cette opération.
  • Quand le ventre possède graisse et peau en excédent suffisant, on peut reconstruire le sein sans utilisation de prothèse mammaire, par mobilisation cutanée et graisseuse du thorax. Il s’agit de la technique de reconstruction du sein par lambeau de grand droit de l’abdomen.
  • Au contraire, si le thorax ne possède pas d’excédent cutané ou si la peau est devenue plus fragile après un traitement à base de rayons, la protection de la prothèse mammaire ne pourra pas être correctement assurée. Dans ce cas, le chirurgien plasticien utilise la technique de reconstruction du sein par lambeau de grand dorsal. Le fragment cutané et musculaire étendu et mince (grand dorsal) est prélevé dans le dos avant transfert au niveau du sein. On complète le volume mammaire manquant avec à un implant mammaire (en arrière du muscle).

D’autres techniques, plus rares, existent par utilisation de lambeaux provenant du sein controlatéral ou du grand fessier.

Ces différentes techniques de plastie mammaire de reconstruction permettent de s’adapter à l’ensemble des cas rencontrés : variation des volumes du sein à reconstituer, peau fine ou abîmée, etc.

C’est la patiente qui devra décider si elle souhaite faire reconstruire sa poitrine. Avec son chirurgien plasticien, elle pourra ainsi choisir la solution optimale.

Dans un second temps opératoire, le chirurgien plasticien utilise parfois la technique du lipo-filling ou lipostructure qui consiste à pratiquer une greffe de graisse autologue. On peut ainsi, grâce à cette technique complémentaire, améliorer la qualité de reconstruction du sein.

La mammoplastie reste un geste chirurgical avec tous les risques que cela implique (anesthésie et acte chirurgical). Même si la réalisation se fait dans les meilleures conditions possibles (et avec chirurgien plasticien compétent), on ne peut supprimer la part de risques inhérents.

S’adresser à un chirurgien plasticien qualifié reste primordial pour limiter les complications ou les traiter rapidement de façon aussi efficace que possible.

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