Rupture et dégonflement de prothèse mammaire

Lors d’une intervention chirurgicale appelée de plastie mammaire d’augmentation, il est possible d’augmenter le volume de sa poitrine grâce à des implants mammaires, ou prothèses mammaires.

En France, ces implants sont réalisés à l’aide de prothèses mammaires constituées de gel de silicone. D’autres cependant peuvent être constitués de sérum physiologique ou d’hydrogel résorbable. Des normes de sécurité encadrent en France la qualité de ces prothèses (marquage CE, autorisation depuis 2004 de l’AFFSAPS Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé).

En plus des risques classiquement liés à toute intervention chirurgicale (anesthésique et geste lui-même), la pose d’un implant mammaire présente des risques tout à fait spécifiques.

Ainsi, le risque de rupture fait partie de ces risques spécifiques. La rupture intervient souvent lorsque la prothèse mammaire est ancienne, en cas de piqûre accidentelle ou, de façon plus rare en cas de choc. Le remplacement de l’implant mammaire est alors inévitable. La durée de vie d’une prothèse, qui ne peut pas être estimée, ne peut donc pas être garantie. Aujourd’hui, les implants utilisés bénéficient de nombreux tests en termes de résistance et de fiabilité. Il n’est donc plus justifié de les faire changer de façon obligatoire au bout de dix années.

Le remplacement d’une prothèse mammaire ne se fera donc que si un problème devait intervenir. La prothèse en elle-même est une sorte d’enveloppe souple et étanche en élastomère de silicone, possédant une texture lisse ou bien rugueuse. Cette solide paroi est une barrière contre la sortie du gel vers l’extérieur.

Son usure au fil du temps est normale, et si la « durée de vie » d’une prothèse mammaire est impossible à fixer avec précision, cette usure peut aboutir à une rupture ou un dégonflement. Autre phénomène parfois observé : la perte d’étanchéité.

Le dégonflement de l’implant a plusieurs origines possibles : microfissurations, ouvertures punctiformes (en forme de points), simple porosité et parfois même véritables brèches.

Selon les produits de remplissage, on observe différents types de conséquences :

  • avec du gel de silicone non résorbable, la rupture pourra passer inaperçue un temps (celui-ci reste dans l’enveloppe fibreuse qui entoure la prothèse mammaire). Mais si le gel sort de la prothèse, des réactions de type ganglions inflammatoires ou formation d’une coque (réaction à un corps étranger) par exemple, peuvent survenir.
  • avec le gel résorbable ou l’hydrogel, comme avec le sérum physiologique, il n’y a pas rupture mais dégonflement plus ou moins progressif de la prothèse. Ce dégonflement est total ou partiel.

Dans tous les cas, le chirurgien ôte l’implant mammaire pour le remplacer par voie chirurgicale.

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